mardi, 21 octobre 2014  |  15 visiteurs
 

Surtaxation, courbe de Laffer et olives non récoltées


Du temps de Giono ( 1945) le moulin à huile prélevait 10% de l’huile pressée. Aujourd’hui on en est à ... plus de 50%. Beaucoup de producteurs ne récoltent même plus leurs olives (cela concerne des milliers d’arbres).
A ce jeu de c...., qui est réellement gagnant ? (à part les importateurs).

Un précédent historique (parmi d’autres) :

Dioclétien (284-305)

"les impôts étaient si lourds que les laboureurs désertèrent et les campagnes se changèrent en forêts."

Lactance, De la mort des persécuteurs, éd., trad., comm. J. Moreau, 2 vol., Paris, 1954 (Sources chrétiennes, 39).

" T 3 - VII, 1-5 ... Le nombre des parties prenantes en était arrivé à dépasser tellement celui des contribuables que les colons, voyant leurs ressources épuisées par l’énormité des impôts, abandonnaient leurs champs, qui retournaient à la forêt. Pour que le terreur fût partout, on morcela à l’infini les provinces, et voici que plusieurs gouverneurs et de multiples bureaux écrasent chaque pays, presque chaque cité : ce n’étaient que fonctionnaires des finances, magistrats et vicaires des préfets. Or, on voyait bien rarement ces hommes de justice occupés d’affaires civiles : ils n’étaient zélés qu’à condamner et à proscrire. Quant à saisir les biens, ils s’y appliquaient, je ne dirai pas souvent, mais perpétuellement, et ces saisies s’accompagnaient d’injustices révoltantes. Tout aussi intolérables étaient les exigences relatives à la fourniture des troupes. Cet empereur à l’insatiable cupidité ne voulait jamais voir diminuer ses trésors, mais il ne cessait d’amasser recettes et fonds extraordinaires, afin de conserver intactes les réserves qu’il accumulait. Comme ses diverses iniquités avaient tout fait enchérir considérablement, il s’efforça de fixer par une loi les prix des marchandises. Alors on vit, pour des articles infimes et de misérables denrées, le sang couler à flots. La crainte fit tout disparaître du marché, et la hausse des prix sévit plus gravement encore. Enfin, la loi tomba en désuétude par la seule force des choses, mais non sans avoir causé la mort de bien des gens."

http://bcs.fltr.ucl.ac.be/encyc-1/l...

" VII. — Dioclétien, mauvais empereur et auteur de nos souffrances, après avoir désolé l’empire, porta ses mains impies sur les serviteurs de Dieu. Son avarice et sa timidité faillirent perdre l’État. Il s’associa trois collègues et divisa l’empire en quatre parties, Il multiplia les armées, et chaque empereur mit sur pied plus de troupes qu’il n’y en avait lorsque tout n’obéissait qu’à un seul maître. On prenait alors plus qu’on ne donnait, les impôts étaient si lourds que les laboureurs désertèrent et les campagnes se changèrent en forêts. Les provinces ayant été subdivisées, chaque canton, presque chaque ville gémissait sous son gouverneur ou son intendant. On ne voyait que gens du fisc saisissant des biens abandonnés. Parmi tant de rapines, peu d’affaires civiles ; ce n’était que condamnations et proscriptions. Les continuels impôts sur toutes sortes de marchandises se levaient avec d’intolérables rigueurs. On acquittait avec moins de murmures l’impôt nécessaire à la subsistance des armées. L’insatiable avarice de Dioclétien ne pouvait se résoudre à la diminution de ses trésors ; de tous côtés il amassait de l’argent pour n’avoir pas à entamer son épargne. Il en résulta une extrême cherté et il promulgua alors un tarif des denrées ; mais la modicité du maximum occasionna beaucoup de meurtres, en sorte que l’on n’osa plus rien mettre en vente, ce qui redoubla encore la cherté. L’impossibilité de l’exécution annula le tarif, mais ce n’est qu’après qu’il eut coûté la vie à plusieurs. À tant de vices, Dioclétien joignait la folie des bâtiments. Les provinces avaient à fournir entrepreneurs, maçons, charrois et tout le nécessaire pour bâtir. Il se bâtit un palais, un cirque, un hôtel des monnaies, un arsenal ; il en éleva un autre pour sa femme, un autre pour sa fille. Tous ces bâtiments occupèrent la plus grande partie de Nicomédie, en sorte que l’on vit des troupes de bourgeois sortir avec leurs femmes et leurs enfants comme d’une ville conquise. Quand ces édifices, qui avaient ruiné les provinces, étaient achevés, s’ils n’étaient pas à son gré, il les faisait abattre et en commandait d’autres, au risque d’être encore démolis : ainsi sa manie ne connaissait pas de bornes. Mais quelle extravagance de vouloir égaler Nicomédie à la magnificence de Rome ? Je ne dis rien de ceux dont la richesse causa la perte. Cette violence est presque passée en coutume et l’usage l’autorise ; mais Dioclétien se signala en ce que sous lui une maison magnifique équivalait à l’arrêt de mort du propriétaire, comme s’il n’eût pu prendre le bien sans prendre la vie."

http://homepage.mac.com/thm72/ortho...


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